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L'accouchement est quelque chose qui m'a toujours effrayée, pour de nombreuses raisons. Mais l'une de mes plus grandes craintes a toujours été l'épisiotomie, ou la déchirure. J'ai entendu trop de récits de ces aléas, dont la cicatrisation est souvent très douloureuse. Je crois que j'ai cristallisé toutes mes peurs concernant l'accouchement dans ces deux choses, à tel point que j'ai commencé très tôt dans ma grossesse à me renseigner sur les manières de les éviter. On parle beaucoup, sur internet, de massages du périnée, mais leur efficacité semble tout de même très aléatoire. Et puis un jour, au détour d'une émission des maternelles, j'ai entendu parler de l'appareil Epi-no Delphine Plus


En France, 30% des accouchements se terminent par une épisiotomie. C'est un chiffre absolument catastrophique en comparaison des taux qu'on peut avoir dans d'autres pays. L'épisiotomie est une intervention chirurgicale, qui consiste à couper les muscles superficiels du périnée pour faciliter le passage du bébé. Si elle est parfois indispensable, son utilisation en France est très controversée. Notamment parce qu'il semblerait qu'on en fasse beaucoup trop, quand il suffirait parfois de s'y prendre autrement. De plus, beaucoup de femmes parlent des problèmes rencontrés à la suite d'une épisiotomie ou d'une déchirure, par exemple la cicatrice qui resterait douloureuse même des mois après l'accouchement. 

Qu'est-ce que c'est ? 

L'Epi-no est un appareil qui a été conçu en Allemagne en collaboration avec des gynécologues, des sages-femmes, des physiothérapeutes et des femmes enceintes. Son but est de préparer le périnée afin de le préserver lors de l'accouchement. On peut également s'en servir après l'accouchement, pour la rééducation du périnée. La promesse de cet appareil ? « Objectif périnée intact ».

Il se présente sous la forme d'un ballonnet gonflable en silicone médical, relié à une pompe manuelle par un tube d'alimentation. Il y a également une valve qui permet de le dégonfler. Ma sage-femme trouve que ça ressemble à un appareil pour prendre la tension. Il y a d'ailleurs un indicateur de pression. 

S'il est très peu connu en France, il est en revanche très utilisé dans d'autres pays, notamment les pays nordiques et particulièrement en Allemagne où il a de très bons résultats. Chez nous les médecins sont un peu plus frileux, parce qu'ils ne connaissent pas et n'ont pas le recul nécessaire sur les résultats réels. 

L'appareil est livré dans une boîte qui contient une petite pochette de rangement, un gabarit pour mesurer la taille du ballonnet et un livret d'utilisation vraiment très bien fourni. 

Comment ça marche ?

L'entraînement se fait en deux phases : 

❀ La première, à partir du sixième mois de grossesse, est la phase de préparation des muscles du plancher pelvien. En gros, une phase de musculation. Il faut introduire la moitié du ballonnet dans le vagin, et contracter les muscles tout en essayant de tirer le ballon vers le haut, pendant environ dix secondes. Ensuite, on relâche pendant dix autres secondes avant de recommencer. Ils recommandent de faire cet exercice pendant dix minutes, une à deux fois par semaine. 

❀ La seconde se fait à partir de six semaines avant la date prévue d'accouchement, il s'agit de la phase d'étirement du périnée. Et c'est celle qui nous intéresse réellement pour éviter l'épisiotomie. 

De la même façon, il faut introduire la moitié du ballonnet dans le vagin. Lorsque le ballon est dégonflé, il y a comme une ligne de démarcation en son centre, ce qui permet de visualiser le milieu assez facilement. Une fois le ballonnet inséré, il faut le gonfler à l'aide de la pompe manuelle. Le but est de le gonfler jusqu'au maximum de votre niveau de confort, que vous ressentirez par un léger picotement. Il ne faut surtout pas que ce soit douloureux ! Il faut conserver le ballon ainsi gonflé dans le vagin durant dix minutes. Une fois les dix minutes écoulées, il faut le laisser glisser lentement hors du vagin. 

Cette fois, sur les conseils de ma sage-femme, sache qu'il ne faut absolument pas pousser pour le faire sortir. Ce serait au contraire très traumatisant pour le périnée, le ballon doit vraiment glisser tout seul. C'est en réalité bien plus facile que je ne le pensais, le ballonnet a tendance à glisser naturellement, et je dois personnellement le tenir avec la main durant les dix minutes pour éviter qu'il ne ressorte. Donc lorsque j'enlève ma main, il glisse naturellement, lentement. La phase d'expulsion ne doit pas non plus être douloureuse, au contraire si tu sens que ça l'est, alors dégonfle légèrement le ballon à l'aide de la valve avant de le retirer. 

Le but est d'augmenter graduellement la taille du ballon d'une séance à l'autre. On peut ensuite mesurer la progression grâce au gabarit qui est fourni. J'ai pour ma part commencé par exemple à 3,5cm de diamètre, et j'étais arrivée à 5cm au bout d'une semaine. Au fur et à mesure des séances, le niveau de confort augmente, et donc tu pourras naturellement gonfler le ballon un peu plus que la fois précédente. De la même façon, la phase d'expulsion est de plus en plus facile. On peut réaliser cet exercice jusqu'à deux fois par jour, maximum 20 minutes au total sur la journée. 

La régularité est vraiment très importante, même si parfois la progression peut stagner -les premiers centimètres sont plus faciles que les derniers-, si on passe toute une semaine sans s'entraîner, on aura inévitablement perdu quelques centimètres. Le but est d'atteindre, idéalement, les 10cm de diamètre qui correspondent à la dilatation totale lors de l'accouchement. Quoiqu'il en soit, ça ne doit jamais être douloureux.

J'ai personnellement demandé conseil à ma sage-femme avant de l'utiliser, et elle m'a assuré que s'il n'y avait pas de problèmes particuliers (col mou, col raccourci, risque d'accouchement prématuré) il n'y a aucun risque que ce soit nocif. Au pire, ce sera moins utile que ce qu'on espérait, mais certainement pas dangereux pour le bébé ni pour le périnée tant qu'on fait les choses correctement. Il ne faut surtout pas que l'exercice soit douloureux, à aucun moment, et encore une fois ne surtout pas essayer de pousser pour expulser le ballon, comme pour se préparer à l'accouchement. 

Personnellement, je l'ai utilisé avec un peu de lubrifiant à base d'eau, ça rendait la pénétration beaucoup plus facile. 

Mon avis

Au départ, j'ai été un peu réfractaire, parce qu'il faut dire que l'appareil n'est pas donné. Tu peux le commander sur le site de Mum to be Party, ou bien directement sur le site d'epi-no, pour 130€. Ton médecin peut aussi te faire une ordonnance, auquel cas la Sécu rembourse environ 25€ sur le prix total, ce qui n'est pas énorme. Cela dit vu les résultats très concluants dans les autres pays, et même en France pour les rares personnes qui ont témoigné, je me suis dit que mon périnée valait bien 130€. Si ça peut m'éviter toutes les complications liées à une déchirure ou une épisiotomie... 

Ensuite, je l'ai trouvé vraiment facile d'utilisation. Sur le site Mum to be Party, il y a une notice explicative très bien faite, mais le livret qui est fourni dans la boîte est encore plus complet. Si on n'essaie pas d'aller trop vite, ce n'est absolument pas douloureux, seulement légèrement inconfortable lorsqu'on gonfle le ballon, ce qui est le but après tout. Il est également facile d'entretien, il suffit de le nettoyer après utilisation à l'eau chaude avec du savon intime au PH neutre. 

Mais surtout ça m'a donné l'impression de pouvoir faire quelque chose de réellement utile pour me préparer à l'accouchement. Tous les témoignages sont vraiment très encourageants, et les femmes qui l'utilisent ont très souvent un périnée plus tonique que la moyenne après l'accouchement. Ça signifie que la rééducation du périnée post-partum est grandement facilitée. 

Mon expérience

Mon fils s'est fait attendre, et il a fallu déclencher l'accouchement. On nous le dit souvent, ça donne des accouchements plus longs, et généralement un peu plus compliqués. En plus, vu la façon dont ma peau avait réagi à la grossesse, avec les vergetures notamment, mon obstétricienne était persuadée qu'il faudrait quelques points, d'autant que c'était une première grossesse. 

Et bien pourtant, malgré le gabarit de mon bébé qui n'est pas une crevette puisqu'il pesait 3,5kg à la naissance, je n'ai pas eu le moindre point de suture. Périnée intact à l'accouchement, aucun instrument n'a été utilisé pour faire sortir bébé, pas de déchirure, rien du tout. La sage-femme qui m'a examinée quelques heures après m'a dit qu'on aurait dit que je ne venais pas d'accoucher. Autant dire que le bonheur de pouvoir se lever, s'asseoir et aller aux toilettes sans douleur -ou presque- après l'accouchement valait amplement la somme dépensée pour cet appareil !




Epi-no : l'appareil qui m'a évité l'épisiotomie


Je l'ai rêvé durant des années, depuis toujours peut-être, et nous l'avons attendu durant neuf mois qui m'ont paru interminables. Dieu que cette grossesse aura été difficile pour moi ! Je me suis demandée, cent fois, pourquoi nous faisions une chose pareille, si ce n'était pas trop tôt, qu'est-ce qui avait bien pu me pousser à vouloir vivre un tel calvaire. Plus la fin approchait, plus la crainte se mêlait à l'impatience. La peur de regretter, la peur de l'accouchement, de la douleur, la peur de mal faire, de ne pas savoir m'y prendre, la peur que quelque chose se passe mal. J'ai rédigé des dizaines de listes, préparé chaque détail avec une minutie presque paranoïaque, vérifié cent fois que rien ne manquait dans les placards. J'ai lessivé les murs et lavé les joints de carrelage comme si c'était la chose la plus importante au monde, comme s'il ne pouvait pas arriver avant que ce soit fait. J'ai lavé tous les vêtements jusqu'à ses six mois, je les ai rangés dans des paniers sur lesquels j'ai collé de jolies étiquettes pour ne pas m'y perdre. J'ai fait d'interminables recherches sur internet et dans les livres pour être sûre de penser à tout, d'être prête à tout.

Et pourtant, jamais je n'aurais pu être prête pour ça. 

Tout ce qu'on m'a dit est vrai. Toutes ces phrases entendues cent fois et que je prenais pour des clichés, ces choses dont je me moquais, qui me paraissaient insensées. Tout est vrai.

A la seconde où je l'ai entendu pousser son premier cri, à la seconde où sa main s'est refermée sur mon doigt, à la seconde où son petit corps chaud est venu se poser sur ma poitrine... J'ai tout oublié. La douleur insoutenable qui me transperçait le corps quelques millisecondes plus tôt s'était envolée. Les mains qui travaillaient encore entre mes cuisses ouvertes, le cordon tendu au père pour qu'il se charge de couper ce qui nous liait physiquement, le monde autour de moi n'existait plus. 

Je l'ai aimé instantanément, avec émerveillement et adoration, avec une force qui aujourd'hui encore me dépasse. Nous nous sommes reconnus, tous les deux, tous les trois. Il a reconnu mon odeur, le son de ma voix, les battements de mon cœur. Je le sais, je l'ai vu à la façon dont ses pleurs se sont apaisés lorsque je lui ai parlé. J'ai eu l'impression de le connaître depuis toujours, depuis neuf mois au moins, et j'étais estomaquée de ne pas en avoir pris conscience plus tôt. 

Il est né le 20 juillet, et depuis je n'ai pas regretté une seule seconde ma grossesse. Non, je ne suis pas triste de ne plus le sentir bouger dans mon ventre, de ne plus l'avoir pour moi seule. Parce qu'aujourd'hui je peux plonger mon regard dans ses grands yeux, je peux sentir ses mains serrer les miennes, l'entendre babiller, voir les sourires qui commencent à fleurir timidement sur ses lèvres. Et ça en valait la peine. La mélancolie, la dépression, les douleurs, la souffrance de l'accouchement. 

Il a suffit qu'il apparaisse pour que soudain tout change. 

Et soudain tout change


A l'heure où j'écris ces lignes, je suis à une semaine de mon terme, aussi je pense que j'ai amplement fait le tour de toutes les choses dont j'ai eu besoin pendant ma grossesse. Neuf mois, ça passe très vite et c'est à la fois incroyablement long, souvent difficile aussi, j'en parlais d'ailleurs dans cet article. Et je peux désormais partager avec toi ces choses qui m'ont aidée à mieux vivre cette période. 

Le coussin d'allaitement

J'en avais déjà beaucoup entendu parler au début de ma grossesse, et très honnêtement je ne comprenais pas l'intérêt. L'achat me paraissait très cher, et surtout je ne comprenais pas bien la différence avec un polochon normal. Pourtant, au septième mois, j'ai fini par craquer pour le coussin d'allaitement Multirelax de Candide. J'ai acheté celui-ci en me disant qu'au pire si je ne m'en servais pas pendant la grossesse, je pourrais toujours l'utiliser par la suite pour y poser bébé. 

Et finalement, à partir du huitième mois, j'ai compris l'utilité de ce coussin sans lequel je n'aurais pas pu continuer à dormir. Il n'est pas immense comme certains qu'on peut voir, mais amplement suffisant pour l'usage que j'en ai. Il en existe des tas, de tailles et de formes différentes, aux compositions différentes aussi. Je crois qu'il n'y a pas de "meilleur coussin d'allaitement" et que ça dépend vraiment de la façon dont tu aimes dormir, de ce pourquoi tu en auras besoin. 

Où le trouver : Sur amazon

L'huile d'amande douce

J'en parlais déjà rapidement ici, j'ai utilisé cette huile tout au long de ma grossesse, à la base pour lutter contre les vergetures. Alors autant être honnête, ça n'a pas fonctionné. J'en ai mis matin et soir, et je suis couverte de vergetures sur les hanches, les fesses et les cuisses, j'envisage déjà un traitement au laser après l'accouchement. Mais je sais désormais que ce n'est pas le produit en lui-même qui y change quelque chose, certaines ne mettent rien et sont épargnées, d'autres achètent des crèmes hors de prix et auront des vergetures quand même.

En revanche, la peau est forcément plus sèche pendant la grossesse, et dans tous les cas l'hydrater ne peut être que bénéfique. Sans forcément parler d'huile d'amande douce, je crois que l'important c'est de trouver un produit pas trop cher, dont l'odeur te plaît, et que tu prendrais plaisir à appliquer au moins une fois par jour. Déjà, parce que ça permet de prendre du temps pour soi, ensuite parce que c'est une façon d'apprivoiser son corps petit à petit, que de le masser tous les jours. C'est un rituel qui me plaît, je crois qu'il m'a aidée à apprivoiser les changements difficiles. 

Où la trouver : J'ai acheté la mienne sur amazon aussi, parce qu'ils vendaient en grosse quantité

Les vêtements de grossesse

J'ai eu une chance assez folle, parce que durant toute la période automne/hiver durant laquelle il faisait froid, deux jeans de grossesse me suffisaient, et mes pulls étaient assez longs. Et maintenant que c'est l'été, je peux me contenter de robes légères qui sont bien plus agréables à porter. J'ai malgré tout dû acheter des robes spécial maternité, parce que les miennes sont très vites devenues beaucoup trop courtes. 

Je n'ai pas énormément investi, et pour être honnête sur les dernières semaines je tourne avec trois robes que je lave au fur et à mesure. Mais je me suis fait plaisir, aussi bien sur le jean de grossesse que sur les robes, parce que je savais que les porterais tout le temps. Et vraiment, quand on arrive à la fin et qu'on ne se reconnaît déjà plus, avoir au moins une ou deux tenues qui nous plaisent, c'est essentiel je crois. 

Où les trouver : J'ai acheté les miens uniquement sur le site de vertbaudet et d'envie de fraise

Une application de suivi de grossesse

Je crois que c'est la première chose que j'ai cherché quand je suis tombée enceinte, je voulais une application pour faire le suivi, voir mois par mois l'évolution du bébé, les démarches à faire, etc. J'en ai testé plusieurs, et je suis finalement restée sur Baby center avant qu'elle ne se mette à buguer méchamment il y a quelques semaines. J'avais choisi celle-ci parce qu'elle propose de rejoindre un forum de futures mamans qui accouchent le même mois que toi, et donc de poser des questions ou d'échanger par rapport à la même période de la grossesse. 

En réalité, il en existe vraiment des tas, et je pense que le mieux est de les essayer pour voir celle qui te convient le mieux. Au tout départ, j'avais aussi téléchargé une application qui permettait de rentrer le nom des aliments pour voir les avertissements et interdictions. Je l'ai vite supprimée quand j'ai été rodée, mais elle m'a bien servie les premiers mois. 

Une ceinture de maintien 

Alors ça, c'était un indispensable pour moi, mais ça ne le sera pas forcément pour tout le monde ! La position du bébé a fait que j'ai eu, rapidement, très mal au dos et à l'aine, et j'ai tout de suite cherché un moyen de soulager ces douleurs, les séances d'ostéopathie ne suffisant pas.

J'ai découvert la ceinture de maintien Physiomat, recommandée par Bernadette de Gasquet pour le post-partum, mais également efficace avant l'accouchement. C'est une ceinture qui s'attache au niveau du bassin, qui permet de le resserrer, de basculer légèrement le bassin vers l'avant et de décambrer le dos, ce qui soulage énormément. Elle ne peut se porter que debout, mais elle m'a été d'un grand secours pour toutes mes sorties, ne serait-ce que pour aller faire les courses par exemple. Je ne peux pas encore vous parler de son utilisation post-partum, mais je pense l'essayer dans tous les cas à ce moment-là.

Où la trouver : il en existe plusieurs mais la ceinture physiomat peut se trouver directement sur leur site internet

L'appareil Epi-No

Je ne peux pas trop m'attarder sur ce dernier, parce que je vous prépare un article hyper détaillé à son sujet... Mais globalement, c'est vraiment LE truc indispensable de ma grossesse et qui m'a infiniment rassurée. 

Pour faire bref, c'est un appareil qui permet d'assouplir le périnée et qui permettrait d'éviter les épisiotomies et déchirures. Il se présente sous la forme d'un ballon qu'on gonfle dans le vagin, en augmentant la taille au fil des jours. On peut commencer à l'utiliser à partir de six semaines avant le terme. A ce stade, je ne sais pas encore s'il aura tenu ses promesses ou non, mais dans tous les cas je ne regrette pas du tout cet achat. Déjà, parce que je suis certaine que même en cas de déchirure ou d'épisio, il permettra de limiter les dégâts, ensuite parce qu'il me donne vraiment la sensation de pouvoir faire quelque chose pour tenter d'éviter ça. Les massages du périnée sont très aléatoires, alors que les résultats de cet appareil sont impressionnants dans les pays nordiques. J'ai vraiment l'impression d'être active et de préparer mon périnée au mieux pour l'accouchement. 

L'article détaillé paraîtra quand j'aurais accouché, pour que tu puisses avoir mon avis complet, résultats à l'appui.

Où le trouver : J'ai acheté le mien sur le site Mum to be Party

Et toi, quels ont été les indispensables de ta grossesse ?






Les 6 indispensables de ma grossesse


Lorsque je suis tombée enceinte, je me doutais que les choses seraient différentes. Je savais que mon rapport à mon corps allait changer, même si je n'imaginais pas encore à quel point, et je savais que le regard des autres sur moi changerait également. En revanche, je ne m'étais pas préparée à être dépossédée de mon propre corps si puissamment, sans que personne n'en soit étonné. 

Ça a débuté très tôt, dès le deuxième trimestre en réalité, lorsque mon ventre a commencé à se voir. Tout le monde a voulu le toucher. Je m'attendais à ce que ça arrive, de la part de ma famille, de mes amis proches, mais j'ai été surprise de constater que même les collègues de travail ou les parfaits inconnus ressentaient ce besoin visiblement irrépressible de toucher le ventre de la femme enceinte. Le pire n'étant sans doute pas leur envie de le faire, mais bien le fait qu'ils tendent la main pour la poser d'office sur mon ventre, sans demander la permission, comme s'ils en avaient le droit. Si j'ai la première fois été simplement surprise, les fois suivantes j'ai ressenti une immense colère et l'envie de tendre la main, moi aussi, pour toucher les seins ou l'entrejambe de la personne qui se croyait autorisée à poser les mains sur moi. Comme on s'en doute, je ne l'ai jamais fait. 

Je ne me doutais pas que porter mon enfant ferait de mon corps une propriété publique. Tout le monde, subitement, se sent autorisé non seulement à l'observer avec insistance, à le toucher, mais aussi à commenter mes moindres faits et gestes. J'ai eu droit à des remarques sur ce que je buvais, ce que je mangeais, la façon dont j'étais assise ou dont je me tenais debout, sur les kilos pris pendant ma grossesse... Le tout de façon pas toujours subtile, sous la forme de réflexions qu'on ne se permettrait jamais de faire à quelqu'un d'autre. Oui, il est normal de grossir pendant la grossesse. Est-ce qu'on a pour autant envie de s'entendre dire de but en blanc : "Ah ouais en effet, t'es énorme !" ? Spoiler : non. C'est sans doute lancé sans animosité, comme une plaisanterie, et pourtant c'est blessant malgré tout. D'autant que la susceptibilité et le manque de confiance en soi sont souvent exacerbés durant cette période. 

Ce qui m'a le plus perturbée a été le comportement de ma belle-sœur, que j'adore pourtant, qui s'est un soir assise à côté de moi sur le canapé et qui a soulevé mon tee-shirt pour embrasser mon ventre. J'avais pourtant plusieurs fois fait remarquer que j'étais déjà gênée par le fait qu'on le touche, et que ça, bien-sûr, me gênait encore plus. Ce qui ne l'a pas empêchée de continuer. Pourtant c'est terriblement déplacé ! Comment est-ce que les gens peuvent ne pas s'en rendre compte ? Certes, il y a mon fils à l'intérieur, donc son neveu... Mais pour l'instant, ce n'est pas le bébé qu'elle embrassait, c'était mon corps ! Le fait d'être enceinte ne me rend pas brusquement plus encline à me faire toucher, moi qui suis en temps normal une personne très peu tactile, déjà mal à l'aise avec le contact physique. 

Le plus difficile, c'est sans doute de commencer par expliquer plusieurs fois, calmement, que non, je ne veux pas qu'on me touche le ventre, je ne veux pas qu'on l'embrasse non plus, et non je n'ai pas envie d'envoyer des photos de mon ventre à mes proches pour qu'ils voient l'évolution comme si j'étais subitement devenue une bête de foire. Parce que c'est presque toujours la même réaction, on me regarde comme si j'exagérais, l'air de se dire que, vraiment, je pourrais faire un effort !

Durant neuf mois, mon corps a changé d'une façon que je n'imaginais même pas envisageable. Du jour au lendemain, tout un tas de choses me sont devenues purement interdites, en termes d'activité physique ou d'alimentation. Peu à peu, mes mouvements sont devenus compliqués, et je n'ai plus jamais été seule. Dès que le bébé a commencé à bouger, à grandir aussi, certaines positions n'étaient plus envisageables, je ne peux plus dormir comme je veux, marcher comme je veux, m'asseoir comme je veux, ses coups me réveillent quand je voudrais dormir, se font attendre quand je m'inquiète qu'il n'ait pas bougé depuis longtemps... Le fait de devoir partager mon corps avec ce petit être, aussi magique que ce soit, est déjà une expérience compliquée, magnifique mais difficile. Alors non, je n'ai pas en plus besoin de le partager avec le reste du monde. 

Ce qui m'effraie, c'est que sous prétexte que je porte notre enfant, tout le monde doit être autorisé à me voir, me toucher, me donner des conseils... Et j'ai peur, vraiment, à l'idée que le comportement des gens soient le même avec le bébé. Bien-sûr, j'ai hâte que notre famille et nos amis le voient, pour autant je n'ai pas envie que tout le monde le touche, l'embrasse, le trimbale de bras en bras contre son gré pour le plaisir, sans se soucier du fait qu'avant d'être un bébé mignon, c'est surtout un être-humain. Même si les enfants sont dépendants de nous, ils ont eux aussi propriétaires de leurs corps, et on ne devrait pas les obliger à subir des contacts dont ils n'ont pas envie. Une fois encore, c'est un bébé, pas une bête de foire. 

Peu importe à quel point vos intentions sont bonnes, le corps d'une femme enceinte n'est pas là en libre-service pour satisfaire votre curiosité ou vos élans de tendresse. Et oui, le fait de vouloir le caresser part sans doute d'une très bonne intention, pour montrer votre affection, mais vous ne devriez jamais le faire sans demander la permission, et surtout vous ne devriez pas avoir le droit d'insister ou de vous offusquer lorsqu'on refuse. 

Voilà, à quatre jours du terme, je crois qu'il était temps que ça sorte !

Quand ton corps ne t'appartient plus


Depuis que nous avons déménagé à la montagne, il y a presque deux ans, mes trajets pour aller travailler sont terriblement longs. Les transports en commun ne sont pas une option par chez moi, et je passe trois heures par jour au volant. C'était une très grande frustration pour moi qui considérait ces heures comme une pure perte de temps, jusqu'à ce que je découvre l'univers merveilleux des Podcasts. C'est devenu incontournable pour moi aujourd'hui, si tu suis un peu le blog tu auras d'ailleurs peut-être remarqué qu'il y a une page dédiée ici, dans laquelle je partage mes Podcasts favoris. Aujourd'hui, j'ai envie de te donner toutes les bonnes raisons qui devraient te pousser à vouloir découvrir l'univers des Podcasts.

Ils sont disponibles quand tu veux

La différence entre un Podcast et une émission de radio en direct, c'est que tu peux sélectionner les Podcasts de ton choix, les télécharger pour qu'ils soient disponibles hors-ligne, et les écouter absolument quand tu veux. Il n'y a pas de restriction d'horaire, ni même de lieu puisqu'une fois téléchargé, la connexion internet n'est plus un problème. Aujourd'hui, il y a en plus des tas d'émissions de radio qui proposent la rediffusion sous le format de Podcast, pour moi qui passe par des routes de montagne où on ne capte pas la radio, c'est vraiment génial de pouvoir quand même suivre ce genre de choses. 

Ils offrent une diversité dingue

Aujourd'hui, il existe des Podcasts sur tous les sujets, il suffit de se renseigner. Moi qui ai des goûts très éclectiques, j'écoute aussi bien des Podcasts sur les faits de société que sur la parentalité, la santé, des émissions humoristiques, des récits de voyage, etc. Il existe des Podcasts sur le cinéma, la littérature, l'économie, certains qui sont très multi-sujets aussi. Et avec cette diversité, il est impossible de ne pas en trouver au moins un qui t'intéresse. Pour ma part, j'ai plutôt le problème inverse, il y en a tellement que j'ai envie d'écouter que la liste s'allonge et que mes trois heures de trajet par jour ne suffisent plus pour me tenir à jour !

Ils permettent d'être multitâches

C'est peut-être particulièrement vrai pour moi étant donné que je passe beaucoup de temps sur la route, mais je crois que globalement on a tous régulièrement l'impression de manquer de temps. J'aime beaucoup le fait de pouvoir rendre enrichissante une activité au départ ennuyeuse ou rébarbative. Aussi, j'écoute des Podcasts quand je conduis, mais aussi quand je cuisine, quand je fais le ménage, quand je vais simplement marcher toute seule ou quand je fais ma séance de sport. L'impression de faire deux choses à la fois, et d'apprécier ce que j'entends surtout, rend les « corvées » bien plus supportables !

Ils peuvent être très instructifs

Grâce aux Podcasts, j'ai pu m'intéresser à des sujets auxquels je n'aurais jamais pensé auparavant. Je me plains toujours de n'avoir jamais le temps de me tenir au courant des informations par exemple, et souvent ce qui passe sur les chaînes nationales me déplaît de par la façon dont les choses sont présentées. Il y a aujourd'hui des tas de Podcasts qui abordent l'actualité différemment, et de façon condensée. Mais j'ai aussi découvert des Podcasts de vulgarisation scientifique, par exemple, moi qui ait toujours trouvé les sciences très difficiles à aborder, c'est un moyen de comprendre ces sujets d'une manière plus intuitive. 

Ils sont une source de motivation

C'est sans doute ce qui m'a le plus surprise, lorsque j'ai commencé à écouter des Podcasts. Étrangement, moi qui n'ait jamais été attirée par l'entrepreneuriat, j'ai découvert que c'étaient les Podcasts traitant de ce sujet qui me motivaient le plus. Des émissions telles que La Poudre, par exemple, dans lesquelles des femmes entrepreneures sont interviewées, ou encore sur une autre thématique Sois gentille, dis merci, fais un bisou, ou Nouvelle Ecole. Les invité.e.s y sont terriblement inspirants, et quand j'écoute ces émissions le matin avant d'aller bosser, j'ai l'impression de pouvoir faire absolument tout ce dont je rêve. A l'inverse, si je les écoute le soir après une journée difficile, je suis immédiatement reboostée. 

Et toi, est-ce que tu écoutes des Podcasts ? Comme je suis toujours avide de découvertes, n'hésite pas à partager tes favoris !





5 bonnes raisons d'écouter des Podcasts


Le congé maternité m'offre le temps de beaucoup de lecture, et j'ai entendu parler de ce livre dans le podcast « Grand bien vous fasse » qui traitait de la charge mentale. Non seulement c'est un sujet qui est grandement d'actualité ces derniers temps, mais je me sens d'autant plus concernée depuis le début de ma grossesse... Parce que mon homme a beau me soutenir, il n'en reste pas moins que c'est à moi de penser à tout. Et quand on sait tout ce à quoi il faut penser pour accueillir un enfant, on en a rapidement le vertige. 

La promesse de ce livre ? Permettre d'identifier et de repérer la charge mentale et nous aider à trouver des solutions pour ne pas se laisser déborder

Qu'est-ce que la charge mentale ? 

Le livre définit la charge mentale comme « le fait de devoir penser à un domaine alors qu'on se trouve physiquement dans un autre ». Ce n'est pas uniquement le fait de cumuler à la fois les tâches de la maison, de la famille et du travail, par exemple. C'est le fait de devoir penser à tout ça, constamment, peu importe l'endroit où l'on se trouve. 

Dans mon couple, par exemple, je ne peux pas dire que le partage des tâches n'est pas équitable. Je m'occupe de la cuisine tandis qu'il met la table et la débarrasse. Je m'occupe du linge et il se charge de la vaisselle. Je passe l'aspirateur, lui la serpillière, etc. Malgré tout, toute cette organisation me revient, à moi et à moi seule. Qu'il s'agisse de devoir lui demander de passer la serpillière, par exemple, ou bien de noter nos rendez-vous à tous les deux, de m'assurer qu'on a bien payé les factures, planifier les prochaines courses, réfléchir aux menus de la semaine, etc. 

Le concept est devenu très connu suite à la BD réalisée par Emma, « fallait demander ». Je vous mets le lien par ici, il vaut vraiment le coup d’œil pour comprendre ce dont il s'agit. Finalement, la charge mentale c'est le fait de devoir toujours penser à tout. 

Le livre

Ce livre a été écrit par Aurélia Schneider, une psychiatre spécialisée dans les psychothérapies comportementales et cognitives. Elle introduit le roman par d'intéressantes leçons d'histoire qui permettent de définir la charge mentale, en retraçant son historique à travers les années. Le prologue nous permet d'ailleurs de voir qu'il en était déjà question à l'époque où a été écrite l'introduction du Kama-sutra, au IIe siècle !

L'auteure explique, entre autres choses, qu'une partie du problème vient d'une époque où la femme n'était que très rarement présente dans le milieu professionnel. Tout ce qu'elle pouvait faire au sein du foyer n'étant pas rémunéré, son travail pourtant bien réel était fortement dévalorisé par rapport à celui de son mari. En fait, on n'accordait que peu de crédit au travail domestique. Aujourd'hui, Dieu merci, les femmes qui le souhaitent peuvent travailler comme elles le veulent, néanmoins elles restent malgré tout en charge du foyer. 

Ensuite, l'auteure tente de décrypter les différentes choses qui peuvent engendrer le phénomène de la charge mentale, ainsi que ses manifestations physiques. Le livre entend nous aider à détecter la charge mentale pour en venir à bout. Parmi les différents symptômes, elle cite notamment : une fatigue excessive, des troubles du sommeil, une forte émotivité, etc.

Enfin, et c'est ce qui m'intéressait lorsque j'ai acheté ce livre, elle consacre toute une partie aux solutions que l'on peut mettre en place. Je ne vais pas les lister, ce serait voler le travail de l'auteure, mais il y a quand même un point particulier qui m'a interpellée. Elle appelle ça la « décentration dans le temps ». On a toujours un millier de choses à faire, et personnellement j'ai toujours l'impression que le monde va s'écrouler si je ne les fais pas. L'idée ici, c'est de prendre une tâche en particulier, et de se demander : quelle importance est-ce que cela aura dans 5 ans ? Par exemple, enceinte, je voulais absolument lessiver les portes de toute la maison avant l'accouchement, mais je n'ai jamais trouvé le temps ni l'énergie de le faire parce que rester debout ou pire accroupie me fait un mal de chien. Et ça m'angoissait pour de bon. Et puis je me suis demandée, quelle importance est-ce que ça aura, en 2023, que j'ai lessivé les portes ? Aucune importance. Alors je lâche du lest. Le bébé ne va pas mourir si les portes n'ont pas été lessivées, ma maison est propre quand même !

Alors bien-sûr,  il ne s'agit pas de dire qu'on ne passera plus jamais l'aspirateur de sa vie. Seulement est-ce que, vraiment, si cette semaine on décide de ne pas le faire, par manque de temps, ça aura une incidence grave sur le quotidien ? 

Mon avis

J'ai trouvé ce livre particulièrement bien conçu, le découpage est intéressant parce qu'on y parle vraiment des origines de la charge mentale, de la répartition des tâches, etc. 

Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est le fait qu'il propose des solutions réelles, des exercices pratiques à mettre en place pour se libérer du quotidien. Tout ne m'a pas convaincue, certains conseils m'ont laissée dubitative mais je suis parvenue à trouver mon bonheur en piochant parmi les solutions proposées par l'auteure. 

Le tout dernier chapitre traite notamment spécifiquement de la charge mentale au sein du couple, en faisant une synthèse globale du reste du livre mais en proposant des solutions propres au fonctionnement d'un couple. 

C'est un ouvrage intéressant, non seulement pour les solutions qu'il propose mais aussi pour tout l'aspect historique et scientifique qu'il apporte, et qui est trop souvent mis de côté lorsqu'il s'agit de charge mentale.




La charge mentale des femmes... Et celle des hommes