Featured Slider


Tu vas très vite t'en apercevoir, je suis une grande amoureuse des listes. De façon générale, je crois que je suis légèrement control freak sur les bords, rien de méchant. Autant dire que la grossesse, c'est une épreuve à double titre pour moi. D'une part, parce que c'est éprouvant et stressant pour la majorité des femmes, ensuite parce que j'ai tendance à angoisser 50 fois plus vite que la majorité des gens. Toutes ces choses sur lesquelles je n'ai aucune maîtrise, toutes ces inconnues à ajouter à l'équation du grand miracle de la vie, ça me donne des sueurs froides. J'ai viscéralement besoin d'avoir la sensation, même illusoire, de contrôler ne serait-ce qu'un peu ce qu'il m'arrive. Et le meilleur moyen que j'ai trouvé de le faire, c'est de faire des listes.

Oui, parce qu'en faisant des listes, j'ai l'impression de me préparer à toutes les éventualités. Je ne peux rien oublier, rien ne m'échappe, puisque tout est inscrit là, quelque part ! Non seulement ça m'occupe lorsque je sens que je commence à trop cogiter, mais en plus c'est une façon d'extérioriser ce qui me tracasse et de réellement me préparer à tout ça. 

J'ai fait un nombre incalculables de listes depuis le début de cette grossesse, mais j'avais envie de partager avec toi celles qui me paraissent essentielles, parce que réellement utiles. 

La liste des indispensables

Ça semble sans doute évident pour certaines, et probablement très inutile pour d'autres, mais j'ai fait face à un questionnement crucial lorsque je suis tombée enceinte : de quoi un mini-humain a-t-il besoin ? Je me suis sentie submergée, parce que je ne savais pas par où commencer. Je savais qu'il y avait des achats à faire, mais lesquels ? A partir de quand ? Qu'est-ce qui est réellement utile ? De quoi ne peut-on absolument pas se passer ? Quelles sont les choses à avoir à tout prix chez soi si on espère participer à la survie de l'espèce humaine ? 

Pour moi, ç'aura été la première liste, la plus importante, et la plus libératrice également. Elle m'a permis de faire tout un tas de recherches -notamment sur les blogs- pour tenter de me familiariser avec la vie de maman qui allait bientôt devenir la mienne. J'ai commencé avec une recherche Google des plus banales : que faut-il acheter pour la naissance ? Et au fil de mes trouvailles, j'ai dérivé vers d'autres questions existentielles, telles que... Qu'est-ce qu'une gigoteuse ? Je t'entends te moquer, toi au fond de la salle, il n'empêche qu'il y a quelques mois de ça je n'avais pas la moindre idée de ce que ça pouvait être ! 

Par crainte d'oublier un détail et d'être automatiquement élue pire mère de l'année (comme quoi les complexes commencent avant même la naissance), j'ai tout noté. TOUT. Même les biberons, alors qu'il est évident pour moi qui ne souhaite pas allaiter qu'un biberon est indispensable. Même le lit, même le matelas. Je ne voulais rien oublier. Et puis pour pousser le vice, pour chaque item de cette liste j'ai fait de longues recherches pour trouver des avis. Quel est le meilleur matelas ? Quel biberon choisir ? Faut-il installer un tour de lit ? Autant de questions que je ne m'étais jamais posées et qui, soudain, m'ont paru incontournables. Pour être tout à fait honnête, cette liste m'a surtout permis de relativiser et de lever le voile sur toutes les inquiétudes que j'avais quant à mon futur rôle. C'était pour moi une façon de patauger un peu dans le monde de la parentalité avant de sauter dans le grand bain. 

Je partagerais cette liste avec toi après la naissance, parce qu'elle est très longue et que j'aimerais attendre d'avoir fait le tri... Le tri entre ce qui me semblait indispensable lorsque je l'ai faite, et ce qui l'a réellement été. 

La liste de naissance

Celle-ci est la plus évidente, celle à laquelle tout le monde pense. J'annonçais tout juste ma grossesse à mes proches qu'ils me demandaient, déjà, de la leur faire parvenir. La liste de naissance, c'est cet outil magique supposé t'éviter de recevoir trois fois le même tapis d'éveil, douze gigoteuses et vingt-cinq doudous. Mais pour la rédiger, bien-sûr, j'avais besoin de la liste précédente !

La question s'est ensuite posée de ce qu'on pourrait mettre dedans. On a mis les indispensables assez chers, comme la poussette par exemple, pour que notre famille puisse participer, sachant qu'ils voudraient investir un budget un peu plus important. Mais comme on a pensé à toutes les bourses, j'ai aussi fait attention d'y glisser des articles indispensables, mais bien moins chers. Par exemple, l'alèse pour le matelas ou un drap-housse. 

J'ai commencé à rédiger cette liste très tôt, sur le site Mes Envies, mais elle a beaucoup changé au fil des mois et de mes recherches, et je ne l'ai diffusée qu'aux alentours de 30 semaines de grossesse. 

La liste de courses

Celle-ci te semblera peut-être un peu étrange, mais laisse-moi t'expliquer. On habite dans la montagne, à 1h de route environ du premier grand supermarché, et par chez nous il y a seulement une petite supérette qui est loin d'avoir tout ce dont on a besoin. J'étais donc inquiète -pour changer- à l'idée de manquer de choses au retour de la maternité, et qu'on doive faire les allers-retours. 

J'ai donc fait une liste des indispensables à avoir dans ses placards. Des réserves, si tu veux. Je sais que ça paraît exagéré, mais au mois de mars on s'est par exemple retrouvés dix jours bloqués par la neige, incapables de sortir de la maison, et on était bien contents d'avoir de quoi tenir ! Alors certes, l'accouchement est prévu pour cet été, mais quand même... Une inondation, une panne de voiture, on n'est jamais trop prudents !

Bref, j'ai fait une liste des choses à avoir d'avance dans les placards. Une bouteille de shampoing, de gel douche, du PQ, des sacs poubelles, ce genre de choses. Et j'ai fait la même chose pour l'alimentaire, avec les indispensables. Ce n'est pas réellement la liste de courses pour la semaine où l'on rentre, c'est plutôt ce dont il ne faudrait pas manquer dans les placards. Vérifier qu'on a un paquet de pâtes, des boîtes de conserves, etc. Il y a une partie avec les indispensables pour bébé, genre le lait, les couches, le liniment, etc. 

Comme il est prévu que j'accouche le 23 juillet, je pense vérifier les placards début juillet, et d'aller seulement acheter ce qu'il manque. 

La liste pour la maternité

Celle-ci aussi tombe sous le sens lorsqu'on arrive dans le dernier trimestre : que faut-il emporter à la maternité ? Je me suis beaucoup inspirée des listes partagées par d'autres mamans sur leurs blogs. J'ai fait en fonction des items qui revenaient à chaque fois, de ceux qui me paraissaient cohérents par rapport à moi, et bien-sûr en ajoutant les choses demandées expressément par la maternité dans laquelle j'accoucherais. 

Il y a deux choses à prévoir : le sac pour la salle d'accouchement, et la valise pour le séjour. Le fait que ces listes soient prêtes me rassure, parce que les sacs ne sont pas encore faits, mais comme on habite loin de la clinique, je risque d'aller passer les dernières semaines chez mes parents, qui vivent en ville. Donc Monsieur H. n'aura qu'à regarder les listes pour faire les valises tranquillement si je ne suis pas à la maison pour les faire moi. 

Celle-là aussi, je la partagerais avec toi après l'accouchement, une fois que je pourrais retenir uniquement ce dont j'ai eu besoin, et ce qui m'aura éventuellement manqué lors du séjour à la maternité. 

La liste des choses à faire

C'est la dernière liste, mais pas des moindres ! J'ai au départ listé toutes ces choses, et ensuite je les ai inscrites dans mon Bullet Journal en fonction des dates auxquelles les choses doivent être faites. Elle contient aussi bien les rendez-vous médicaux à prendre -par exemple avec la sage-femme ou l'anesthésiste- que les démarches administratives. J'ai, notamment, un rappel pour appeler nos deux mutuelles vers la fin de la grossesse, pour me renseigner sur les remboursements et savoir laquelle choisir pour bébé. 

Ensuite, il y a quelques petites astuces qu'on m'a conseillées. Par exemple, une cure de levure de bière pour éviter la chute des cheveux après l'accouchement. Comme je sais que je n'aurais pas la tête à ça, j'ai un rappel en juillet pour aller acheter la levure de bière, et ensuite un rappel de la date approximative à laquelle je commencerais la cure. Idem avec les tisanes de feuilles de framboisier avant l'accouchement, ce genre de choses. 

Et toi, est-ce que tu as fait des listes de ce genre pendant ta grossesse ? 

Les 5 listes à faire pendant sa grossesse


J'ai découvert le concept du Bullet Journal il y a de ça plusieurs années maintenant. Entre temps, il est devenu très répandu sur la toile et je suis sûre que tu vois ce dont il s'agit. Mais pour résumer rapidement, si ce n'est pas le cas, il s'agit à la base d'un agenda, normalement à créer soi-même de A à Z. C'est une méthode vraiment très intéressante mais ce n'est pas de ça que je veux te parler aujourd'hui, alors si le concept t'intéresse, je te conseille d'aller faire un tour sur le site officiel

J'ai longtemps été une grande adepte du Bullet Journal -BuJo pour les intimes- et quand j'étais encore à la FAC je passais un temps fou à le personnaliser entièrement. J'avais investi une fortune dans différents stylos/feutres/washitapes et autres. Le concept est conçu pour être très simple et rapide, mais je n'ai jamais supporté d'avoir seulement un cahier qui ne ressemble à rien en guise d'agenda, j'aime trop la papeterie pour ça. Malheureusement aujourd'hui, entre la grossesse, le boulot, et le quotidien à gérer, je n'ai plus du tout le temps de customiser un carnet comme je le faisais avant. Je suis passée un temps aux agendas traditionnels, qui ne me convenaient pas non plus, jusqu'au jour où je suis tombée, à Nature & Découverte si tu veux tout savoir, sur ce « Bullet Carnet ». Le nom change, mais le concept est le même, à part que celui-ci est tout fait ! 

Ce qui me manquait dans les agendas traditionnels, c'est justement les listes, tous les petits à-côté que l'on peut insérer dans un BuJo. 


Je tiens déjà à noter que le carnet est vraiment joli. Si la couleur de la couverture ne plaira sans doute pas à tout le monde, l'intérieur est très soigné, à la fois épuré et original, avec plusieurs dessins, des polices d'écriture différentes, etc. 

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, le livre commence avec un petit mode d'emploi, qui explique comment utiliser l'index, les symboles ou encore le tracker. Les pages prédéfinies sont déjà inscrites dans l'index, mais comme tu peux le voir il reste pas mal de place pour noter les entrées que tu créeras. Certaines pages te proposent de rédiger des listes toutes prêtes, par exemple la liste de livres à lire, ou de films à voir, ou de sorties à faire. Mais il y a également des pages blanches, seulement décorées de quelques dessins sur les côtés, que tu peux personnaliser comme tu l'entends. La plupart sont au début du carnet, mais il y en a d'autres disséminées un peu partout entre les différents mois. 


J'ai beaucoup aimé la page qui permet de lister nos dix objectifs de l'année. Je ne commence pas ce carnet au mois de janvier, mais comme les mois ne sont pas inscrits à l'avance, ça ne pose aucun problème. Il y a également une sorte de roue à dix branches qui permet d'évaluer la progression des objectifs en question. 




Pour l'aspect planning à proprement parler, le carnet propose deux fois deux pages de « planning des six prochains mois », afin qu'on puisse avoir une vision à plus long terme. Ensuite, pour chaque mois, il y a forcément une page de planning mensuel. Elle comporte une to-do liste à remplir, mais également un tracker d'objectifs. C'est quelque chose que j'utilisais beaucoup avec le BuJo donc je suis contente de le retrouver. On peut entrer jusqu'à huit habitudes différentes, il suffit ensuite de cocher les jours durant lesquels on les a faites. Et enfin, sous forme de calendrier à cases, le planning du mois à compléter, avec les éventuels rendez-vous, etc. 

Je sais que certains utilisent une page par jour dans un BuJo, mais personnellement c'était beaucoup trop pour moi. Je ne veux noter que les choses vraiment essentielles, je ne m'en sers pas comme journal intime ou autre même si c'est quelque chose d'assez répandu. Du coup dans le Bullet Carnet, il y a seulement deux pages par semaine. La page de gauche avec la to-do liste de la semaine, un encart à remplir avec ce que l'on veut, les tops et les flops de la semaine. Et sur la page de droite, un petit encadré par jour pour noter les choses importantes à faire et les rendez-vous. Personnellement c'est amplement suffisant pour l'usage que j'en ai, notamment parce que je ne l'utilise que comme agenda personnel et que je ne note pas mes rendez-vous professionnels dedans. Je pense que ça suffira aussi quand bébé sera né et que j'aurais à noter ses rendez-vous. Les semaines ne sont pas numérotées, les mois non plus, donc on peut vraiment débuter le carnet n'importe quand. 

Ce que j'aime aussi beaucoup, c'est qu'au bout de six mois le carnet propose une page « mes objectifs des six prochains mois ». Il y a une colonne pour les lister, et une autre pour écrire de quelle façon y arriver. A ce stade il y a également deux listes, une des choses à faire plus souvent, une autre des choses à ne plus faire. J'adore cette idée du bilan à mi-année, pourquoi attendre forcément un an complet pour faire le point ? 

Je le trouve vraiment pratique, à la fois très joli et en même temps personnalisable malgré tout. Il coûte seulement 9,90€ ce qui est très raisonnable ! J'ai vu qu'ils avaient une édition spéciale pour la « vie de maman », mais je me pencherais dessus une fois que j'aurais accouché, ne brûlons pas les étapes.

On peut le trouver un peu partout, notamment à la Fnac ou sur Amazon, aux éditions Marabout. 

Mon nouveau Bullet Journal


Depuis que je ne vis plus chez mes parents, j'ai à cœur de faire beaucoup plus attention à ma consommation, ainsi qu'à mon alimentation. Je suis convaincue depuis plusieurs années qu'il faut grandement limiter notre consommation de viande, et je m'intéresse beaucoup au sujet du véganisme, même si je suis loin d'avoir sauté le pas. Ce n'est pas quelque chose que je me sens prête à faire maintenant, encore moins en ce moment puisque je suis enceinte et que ça me paraît mal choisi pour une telle transition, mais j'ai découvert l'année dernière un concept vraiment sympa : celui du défi végane 21 jours. 

Le défi végane, qu'est-ce que c'est ? 

Il s'agit, au départ, d'une initiative lancée lors du Festival végane de Montréal, qui consiste à adopter un mode de vie végétalien durant 21 jours. Le but ici n'est pas de devenir végane à tout prix, mais bien de faire connaître doucement le mouvement à ceux qui s'y intéressent, sont intrigués, n'osent pas franchir le cap ou bien ont seulement envie de tenter l'expérience. 21 jours, ce n'est même pas un mois complet, finalement si peu dans une vie, et l'occasion de tester tout un tas de nouvelles recettes et de réaliser à la fois qu'on peut bien manger tout en mangeant vegan, mais aussi de comprendre les réels enjeux de ce mouvement. Si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce qu'un nouveau défi a débuté hier (le 06/05 donc). Vous pouvez le suivre sur la page facebook du défi. 

Le livre du défi

Si l'inscription est entièrement gratuite et que rien n'est réellement requis pour participer, il existe néanmoins un livre, écrit par Elise Desaulniers, qui coûte seulement 10€ et qui explique comment tout ça fonctionne. Le but de ce bouquin ? Vous aider à vous initier au véganisme durant 21 jours. 

Il se découpe en 7 grands chapitres : 
  • Pourquoi adopter une alimentation végétalienne ? 
  • Comment changer ? 
  • Quoi manger ? 
  • Au-delà de l'assiette 
  • Ca ne se passe pas toujours comme dans les livres
  • Oui, mais... (questions-réponses pour nouveaux véganes) 
  • A table ! 21 recettes pour véganiser votre cuisine 
Je trouve ce livre vraiment bien structuré, il permet un accompagnement clair et simplifié, tout en douceur, dans l'univers parfois très lointain du véganisme. Mais surtout, il permet d'abattre beaucoup de clichés. On se rend compte, par exemple, qu'il ne faut pas nécessairement manger des graines ou des algues venues de l'autre bout du monde pour être végane. Il répond également à toutes les interrogations que l'on peut avoir, notamment concernant les vitamines et les éventuelles carences d'un tel régime alimentaire. Evidemment, il comporte aussi tous les arguments selon lesquels une alimentation végane serait meilleure à la fois pour la planète, mais également pour notre santé. On pense souvent à la souffrance animale lorsqu'on parle de véganisme, ou même de végétarisme, mais en réalité c'est une démarche qui va bien au-delà de ça. 

Mais surtout, ce livre apporte une approche qui se veut instructive et non pas culpabilisante ! Même sans intention de devenir soi-même végane à temps-plein, je trouve que c'est une réflexion hyper intéressante et qui mérite d'être faite. 

Le défi en lui-même

En plus, ou à la place, de cet ouvrage vraiment bien fait, le défi végane se passe notamment sur la page facebook mentionnée un peu plus haut. Plusieurs défis sont lancés régulièrement au cours de l'année, vous pouvez bien sûr le commencer n'importe quand, mais trouver une date officielle est un plus puisque vous pourrez profiter des questions et du soutien de toute la communauté en même temps. 

Sur le site internet du défi, vous trouverez également des ressources gratuites pour vous aider. Il y a notamment un guide pour la planification de vos repas, une liste pour véganiser vos plats préférés, des suggestions de menus mais également toutes les recettes des précédentes éditions du défi. 

Je ne peux malheureusement pas le faire cette année puisque je suis à la fin de ma grossesse, mais je l'ai fait l'année dernière et j'ai vraiment trouvé cette expérience très enrichissante. D'ailleurs, j'ai l'intention de participer à la prochaine édition du défi, ou bien de le commencer toute seule quelques mois après l'accouchement.

Est-ce que vous en aviez déjà entendu parler ? Est-ce que l'idée vous plaît ? 

Le défi végane 21 jours


Comme je vous l'expliquais ici, j'ai pris du poids d'un coup lors de mon deuxième trimestre. Ma mère ayant fait du diabète gestationnel enceinte, et mon alimentation n'étant pas si déséquilibrée que ça, ma gynécologue a supposé que je faisais peut-être moi aussi du diabète gestationnel et qu'il fallait le vérifier. 

Diabète gestationnel, kézaco ?

Il s'agit d'un trouble de la tolérance au glucide, qui se déclare pour la première fois lors de la grossesse. Le pancréas ne parvient pas à fabriquer suffisamment d'insuline pour le bébé et pour la mère, et le sucre n'est plus assimilé correctement par l'organisme. Généralement, le diabète disparaît après l'accouchement. 

Les risques sont multiples, pour la mère comme pour l'enfant. Déjà, la prise de poids de la mère est forcément plus importante, mais ce n'est pas vraiment ce qui nous tracasse ici, il y a également des risques de pré-éclampsie. Mais le problème, c'est qu'il y a des risques que le bébé développe lui-même du diabète à la naissance si le diabète gestationnel n'est pas traité correctement. On parle également de risques de mort fœtale, ou de risque que le bébé soit trop gros pour un accouchement serein. En somme, que de motifs terriblement inquiétants !

Comment le dépister ?

Le dépistage ne se fait pas systématiquement, cela dépendra de vos antécédents et de votre médecin. S'il vous prescrit un test, il se fera généralement dans un laboratoire d'analyses. Le but est de provoquer volontairement une hyperglycémie, pour voir de quelle façon votre corps réagit à ce brusque apport en sucre, comment il l'assimile et comment il l'élimine. 

Pour ça, on m'a demandée d'arriver au laboratoire en étant à jeun depuis 12h, et on m'a fait une première prise de sang. Ensuite, j'ai du boire l'intégralité d'une boisson aromatisée à l'orange qui contenait 75g de glucose. Alors j'avais lu partout que c'était ignoble, et certes ce n'est pas très bon, et fort sucré... Mais ça ne m'a pas non plus fait vomir et je suis parvenue à la boire ! 

A ce stade, il faut attendre une heure dans la salle d'attente... Au bout de vingt minutes, j'ai commencé à me sentir assez mal. Nausées, vertiges, mal de crâne... Désagréable mais rien d'insurmontable, je n'ai pas vomi contrairement à ce que certaines ont pu connaître, et je ne suis pas non plus tombée dans les pommes. J'avais pris de quoi lire pour m'occuper mais je ne suis pas parvenue à lire sans me sentir mal. Le bébé, en revanche, a adoré, puisque le sucre lui a fait faire des saltos dans mon ventre pendant trente minutes non-stop ! Au bout d'une heure, on fait donc une seconde prise de sang. Ensuite, il faut patienter une heure encore, et faire la dernière prise de sang. En fonction des résultats pour les trois prises de sang, le médecin déterminera si vous faites ou non du diabète gestationnel. 


Mon histoire

Je n'avais pas la possibilité de faire le test tout de suite, à cause de mes horaires de travail, des horaires du labo, etc... Résultat, il s'est écoulé dix jours entre ma visite chez le médecin, et la prise de sang. Durant ces dix jours, la gynéco m'a conseillée de me comporter comme si les résultats étaient positifs, et j'ai donc du adopter les mêmes habitudes alimentaires qu'une femme qui ferait du diabète gestationnel. A grands renforts de bouquins et d'articles internet, j'ai commencé ma lente descente aux enfers.

Parce que non, il ne s'agit pas seulement d'éliminer les sucres rapides, biscuits et boissons sucrées... Ce serait bien trop simple ! Parce qu'une fois que les tests sont positifs, on vous fournit de quoi vous piquer tous les jours pour contrôler votre taux d'insuline. Sans ces outils, j'ai du me restreindre au maximum pour être sûre de ne pas faire d'écarts. Je sais que certaines femmes préfèrent faire comme si de rien était tant qu'elles n'ont pas les résultats, mais j'étais trop angoissée à l'idée de faire du mal à mon bébé et j'ai été très stricte, extrémiste comme toujours !

D'abord, j'ai du me demander ce que je pourrais manger au petit-déjeuner... Exit les céréales, les biscuits, ou même le pain avec de la confiture. J'ai remplacé tout ça par deux œufs, une tranche de pain complet nature et un verre de lait. Je ne pouvais même pas agrémenter le tout de miel, et honnêtement ça a été très compliqué à gérer. Comme je me lève à 6h du matin, impossible d'imaginer tenir jusqu'à midi avec seulement ce repas frugal. Donc je m'octroyais à 10h un yaourt nature sans sucres. Ce n'était pas bon, mais je m'y suis habituée assez vite.

Venait ensuite le temps du repas du midi. Des crudités en entrée, des protéines, des légumes à volonté et une petite portion de féculents pour ne pas les supprimer complètement. Mais pas de dessert, malheureusement, on oublie les délicieuses parts de brownies proposées par la cantine de mon entreprise. J'avais droit à une autre collation à 16h, et le soir je reproduisais le même schéma, les féculents en moins. 

L'épreuve a été très difficile pour moi parce que je me suis rendue compte qu'outre les aliments au goût sucré, qui me manquaient beaucoup, il fallait que je régule tous les féculents, les produits laitiers, etc.

Heureusement, les résultats du test sont arrivés, négatifs. Du coup, rien n'expliquait ma prise de poids fulgurante -sinon que je m'étais allègrement laissée aller- mais au moins je n'aurais pas à vivre le reste de ma grossesse dans l'angoisse ! 

Diabète gestationnel


Pour savoir comment s'est passé mon premier trimestre de grossesse, c'est par ici

Ce que j'ai détesté à propos de ce deuxième trimestre... C'est d'avoir tort ! Tout le monde m'avait assuré que c'était difficile les trois premiers mois, mais qu'ensuite ça irait mieux. Et moi, je ne croyais personne. Ils ne savaient pas ce que c'était, personne ne pouvait savoir que c'était sans fin, un supplice interminable, que je resterais ainsi dans la douleur jusqu'à la fin des temps... Oui, la grossesse m'a rendue mélodramatique. Et pourtant... Ils avaient tous raison. Les nausées, la fatigue, l'incapacité à manger, les douleurs, tout est passé

Je crois que les choses sont rendues plus faciles grâce à deux facteurs : l'acceptation, et le ventre qui commence à gonfler. Notre entourage est enfin dans la confidence, la grossesse commence doucement à se voir, et donc on peut s'appuyer sur les autres, se confier, être rassurée. Mais surtout, mes angoisses ont amplement diminué lorsque les médecins ont bien voulu arrêter, enfin, de répéter qu'il ne fallait pas trop s'enthousiasmer. Lors du premier trimestre, les risques de fausse-couche sont grands et personne ne vous autorise à profiter pleinement de la nouvelle. On vous met constamment en garde, on vous dit de ne pas en parler, d'être prudents, de ne pas se projeter... Finalement j'ai vécu avec la peur au ventre, persuadée que tout allait s'arrêter chaque fois qu'un symptôme nouveau apparaissait. Le début du deuxième trimestre, c'est le moment où on vous prend enfin au sérieux, la déclaration de grossesse est faite, les choses débutent enfin. 

La fatigue s'est atténuée durant ces trois mois et j'ai pu retourner à la salle de sport, ce qui n'a vraiment pas été pour me déplaire parce que l'inactivité commençait à me peser. J'ai également pu recommencer à manger normalement, et forcément le retour des fruits et légumes dans mes assiettes a fait disparaître les maux intestinaux qui me dérangeaient depuis des semaines. 

Le moment le plus émouvant, c'est quand même l'annonce du sexe du bébé. Un petit garçon. Nous n'avions pas de préférence, Monsieur H. et moi, mais le fait de savoir réellement rend les choses concrètes, et la projection plus facile. On peut commencer à acheter des vêtements, à prévoir la décoration de la chambre, ce genre de choses. Je ne suis pas pour la différenciation genrée, rose pour les filles et bleu pour les garçons, mais le fait de savoir rend quand même les choses plus simples. On a également pu commencer à réfléchir à un prénom, toujours pas trouvé à l'heure actuelle d'ailleurs ! Personnellement, ça m'a vraiment fait du bien de pouvoir commencer à acheter des choses pour le bébé, préparer une liste de naissance, organiser son arrivée. En tant que maniaque de l'organisation, ça m'a beaucoup apaisée.

En revanche, ce qui a été très compliqué pour mois... C'est la prise de poids. Je n'ai rien pris du tout durant les quatre premiers mois, et puis lors du rendez-vous du cinquième mois... Bam, 6 kilos d'un coup. Moi qui ait toujours été très complexée et préoccupée par mon poids, je l'ai très mal vécu, d'autant que je ne suis pas parvenue à arrêter la progression. A l'heure où j'écris ces lignes, je suis dans le septième mois, et j'ai déjà pris 12 kilos au total. J'essaie de me consoler en me disant que je les perdrais après l'accouchement, mais c'est quelque chose que j'ai du mal à accepter et qui me pèse vraiment au quotidien. 

Mais pour finir sur une note positive malgré tout, il faut que je parle de ce que j'ai le plus aimé dans ce deuxième trimestre, la seule chose qui fait que j'arrive à supporter cette grossesse alors que je n'aime pas être enceinte : je sens enfin mon bébé bouger. Au départ les mouvements étaient très faibles, mais ils sont rapidement devenus plus marqués, réguliers aussi et j'ai l'impression de moments privilégiés avec ce petit-être qui grandit dans mon ventre. Quand Monsieur H. a enfin pu les sentir à son tour en posant sa main sur mon ventre, je crois qu'on a tous les deux pris conscience que cette fois, c'était pour de vrai. 

Deuxième trimestre de grossesse



Il y a plus d'un an, déjà, je faisais la découverte des huiles essentielles. Durant ces longs mois, j'ai eu l'occasion de tester tout un tas d'HE, de voir leurs réels effets mais aussi de découvrir celles qui sont devenues aujourd'hui indispensables dans mon quotidien. 

♡ L'huile essentielle de Tea Tree 

Elle est la raison pour laquelle je me suis intéressée aux HE la première fois. Au départ, j'étais intéressée par son pouvoir de lutte contre l'acné, mais je lui ai depuis découvert bien d'autres propriétés.

Tout d'abord, elle est antibactérienne mais aussi antifongique. C'est grâce à ces deux propriétés qu'elle permet de lutter contre les boutons, les mycoses ou encore les plaies infectées. Il suffit pour cela d'appliquer une goutte pure trois fois par jour, directement sur la peau. Dans le cas de l'herpès labial, c'est redoutable et surtout ça soulage grandement la douleur. Elle est également antivirale et immunostimulante. On peut par exemple l'utiliser pour soigner le mal de gorge, en mélangeant deux gouttes à une cuillère de miel, trois fois par jour. Pour donner la liste non-exhaustive, elle est aussi antiparasitaire (idéale pour lutter contre les poux, les mites ou les tiques), anti-inflammatoire et cicatrisante (propriétés apaisantes) ou encore décongestionnante

 Attention cependant, les femmes enceintes de moins de trois mois ne peuvent pas l'utiliser. Pour avoir toutes les infos, c'est par   

♡ L'huile essentielle dMenthe Poivrée

Encore une huile à tout faire, alors que je ne m'y étais intéressée que pour un seul usage. Antalgique local, elle provoque un effet de froid qui permet de lutter contre les douleurs musculaires ou encore les maux de tête. Pour ça, il suffit d'appliquer une goutte sur les tempes et le front et de masser un peu. C'est redoutable. Tonique et stimulante, elle permet d'améliorer la concentration. Dans ce cas-là, c'est une goutte pure sous la langue, trois fois par jour.

Comme l'HE de Tea Tree, elle est antibactérienne et antivirale. Mais elle est aussi antispasmodique, en cas de digestion difficile ou de crise de foie, il faut mettre deux gouttes sur un sucre et le mélanger à une infusion. Pour les lendemains de fête difficiles, une goutte pure sous la langue est également efficace.

 Attention cependant, comme pour l'HE de Tea Tree, il ne faut pas l'utiliser sur les femmes enceintes de moins de trois mois. la fiche détaillée ici.

♡ L'huile essentielle dPetit Grain Bigarade

Pour les grandes stressés telles que moi, cette huile est un indispensable. Outre ses propriétés antispasmodiques, elle est également connue pour être une rééquilibrante nerveuse. Pour calmer les angoisses, on peut l'utiliser en inhalation. J'ai pour ma part un collier au coeur duquel se trouve une sorte d'éponge qu'on peut imbiber d'HE. J'y verse deux ou trois gouttes d'HE de petit grain bigarade en cas de stress, et l'odeur m'apaise tout au long de la journée. Sinon, on peut aussi l'utiliser en diffusion, par plages de trente minutes. C'est efficace notamment pour aider à s'endormir. 

On peut aussi en mettre quelques gouttes dans son shampoing pour lutter contre les cheveux regraissant vite, ou bien une goutte pure sur un bouton d'acné récalcitrant (même si le Tea Tree est plus efficace, ça peut être intéressant si vous ne souhaitez posséder qu'une huile). 

 Comme pour les autres, il ne faut pas l'utiliser dans certaines conditions. La fiche détaillée ici

♡ L'huile essentielle dLavande Vraie


Cette huile est à la fois spasmolytique et sédativeelle calme les contractions involontaires des muscles et favorise le sommeil ainsi que la gestion du stress. Pour calmer l'agitation, on peut directement inhaler le flacon. Grâce à ses actions cicatrisantesanti-infectieuses et anti-fongiques, elle est très efficace dans les cas de démangeaisons. On peut en appliquer quelques gouttes pures sur les petites zones, ou bien la mélanger à une huile végétale pour appliquer sur des plaques plus importantes. 

 Comme pour les autres, il ne faut pas l'utiliser dans certaines conditions. La fiche détaillée ici

♡ L'huile essentielle d'Estragon


Il paraît qu'elle aide pour soigner l'asthme, ou encore lutter contre le hoquet. Je ne l'ai jamais utilisée à ces escients, en revanche, je l'utilise pour lutter contre les règles douloureuses. En effet, c'est un très bon antispasmodique. Il suffit de la diluer dans de l'huile végétale, et de masser le bas du ventre. On peut renouveler le massage toutes les heures.

Elle est également connue pour lutter contre les troubles intestinaux comme la gastro ou encore les intoxications alimentaires. C'est notamment grâce à ses propriétés stomachique qui lui permettent de faciliter la digestionet le fait qu'elle soit un antispasmodique neuromusculaire aide les muscles et le système nerveux à réguler les spasmes. 

 Comme pour les autres, il ne faut pas l'utiliser dans certaines conditions. La fiche détaillée ici

J'utilise tout un tas d'autres huiles essentielles. Au total, j'en compte environ une quinzaine chez moi, sans doute un peu plus en fonction des saisons. Mais les cinq citées ci-dessus sont réellement celles que j'utilise quasi-quotidiennement, et dont je ne pourrais plus me passer. Le site de la Compagnie de Sens est vraiment très bien fait, il propose notamment un annuaire des "problèmes" à traiter et des HE associées.  
     

Huiles essentielles : mes indispensables