Deuxième trimestre de grossesse

par - 05 mai


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Ce que j'ai détesté à propos de ce deuxième trimestre... C'est d'avoir tort ! Tout le monde m'avait assuré que c'était difficile les trois premiers mois, mais qu'ensuite ça irait mieux. Et moi, je ne croyais personne. Ils ne savaient pas ce que c'était, personne ne pouvait savoir que c'était sans fin, un supplice interminable, que je resterais ainsi dans la douleur jusqu'à la fin des temps... Oui, la grossesse m'a rendue mélodramatique. Et pourtant... Ils avaient tous raison. Les nausées, la fatigue, l'incapacité à manger, les douleurs, tout est passé

Je crois que les choses sont rendues plus faciles grâce à deux facteurs : l'acceptation, et le ventre qui commence à gonfler. Notre entourage est enfin dans la confidence, la grossesse commence doucement à se voir, et donc on peut s'appuyer sur les autres, se confier, être rassurée. Mais surtout, mes angoisses ont amplement diminué lorsque les médecins ont bien voulu arrêter, enfin, de répéter qu'il ne fallait pas trop s'enthousiasmer. Lors du premier trimestre, les risques de fausse-couche sont grands et personne ne vous autorise à profiter pleinement de la nouvelle. On vous met constamment en garde, on vous dit de ne pas en parler, d'être prudents, de ne pas se projeter... Finalement j'ai vécu avec la peur au ventre, persuadée que tout allait s'arrêter chaque fois qu'un symptôme nouveau apparaissait. Le début du deuxième trimestre, c'est le moment où on vous prend enfin au sérieux, la déclaration de grossesse est faite, les choses débutent enfin. 

La fatigue s'est atténuée durant ces trois mois et j'ai pu retourner à la salle de sport, ce qui n'a vraiment pas été pour me déplaire parce que l'inactivité commençait à me peser. J'ai également pu recommencer à manger normalement, et forcément le retour des fruits et légumes dans mes assiettes a fait disparaître les maux intestinaux qui me dérangeaient depuis des semaines. 

Le moment le plus émouvant, c'est quand même l'annonce du sexe du bébé. Un petit garçon. Nous n'avions pas de préférence, Monsieur H. et moi, mais le fait de savoir réellement rend les choses concrètes, et la projection plus facile. On peut commencer à acheter des vêtements, à prévoir la décoration de la chambre, ce genre de choses. Je ne suis pas pour la différenciation genrée, rose pour les filles et bleu pour les garçons, mais le fait de savoir rend quand même les choses plus simples. On a également pu commencer à réfléchir à un prénom, toujours pas trouvé à l'heure actuelle d'ailleurs ! Personnellement, ça m'a vraiment fait du bien de pouvoir commencer à acheter des choses pour le bébé, préparer une liste de naissance, organiser son arrivée. En tant que maniaque de l'organisation, ça m'a beaucoup apaisée.

En revanche, ce qui a été très compliqué pour mois... C'est la prise de poids. Je n'ai rien pris du tout durant les quatre premiers mois, et puis lors du rendez-vous du cinquième mois... Bam, 6 kilos d'un coup. Moi qui ait toujours été très complexée et préoccupée par mon poids, je l'ai très mal vécu, d'autant que je ne suis pas parvenue à arrêter la progression. A l'heure où j'écris ces lignes, je suis dans le septième mois, et j'ai déjà pris 12 kilos au total. J'essaie de me consoler en me disant que je les perdrais après l'accouchement, mais c'est quelque chose que j'ai du mal à accepter et qui me pèse vraiment au quotidien. 

Mais pour finir sur une note positive malgré tout, il faut que je parle de ce que j'ai le plus aimé dans ce deuxième trimestre, la seule chose qui fait que j'arrive à supporter cette grossesse alors que je n'aime pas être enceinte : je sens enfin mon bébé bouger. Au départ les mouvements étaient très faibles, mais ils sont rapidement devenus plus marqués, réguliers aussi et j'ai l'impression de moments privilégiés avec ce petit-être qui grandit dans mon ventre. Quand Monsieur H. a enfin pu les sentir à son tour en posant sa main sur mon ventre, je crois qu'on a tous les deux pris conscience que cette fois, c'était pour de vrai. 

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